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Alimentation & santé de mon appareil digestif
Un témoignage pour mieux comprendre l’impact des traitements sur l’alimentation et trouver un nouvel équilibre au quotidien
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Résumé
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Transcription
Un témoignage pour mieux comprendre l’impact des traitements sur l’alimentation et trouver un nouvel équilibre au quotidien
Intro : L’alimentation ? … Oui, c’est vrai que c’est quelque chose auquel j’ai toujours fait
attention. Avant le diagnostic, j’avais plutôt de bonnes habitudes. Je cuisinais, je faisais attention à ce que je
mangeais, aux quantités, à l’équilibre. Ce n’était pas une obsession,
mais c’était important pour moi. Je ne fumais pas, et j’étais plutôt actif. Un bon élève quoi ! J’avais vraiment le
sentiment de prendre soin de moi. Du coup, quand on m’a annoncé que j’avais un cancer, ça a été… déroutant. Je me
suis vraiment demandé : mais pourquoi moi ?
Alors que je fais les choses “comme il faut” et là je me demande ce que
j’ai râté et puis à quoi ça sert finalement tout ça ? J’ai commencé les traitements et assez rapidement j’ai eu des
effets secondaires, j’ai développé une agueusie, c'est-à-dire que j’ai perdu le goût…
Plus aucun goût sucré, et surtout un goût métallique permanent, comme si je machais du fer. À tout ça s'est ajoutée
une déglutition difficile, comme une gêne persistante au fond de la gorge, qui rendait chaque repas compliqué.
Vidéo 1A : Dans ces moments-là. On voit le repas comme un traitement de plus pour garder des forces et continuer d’avancer mais on met le plaisir de côté pour privilégier ce dont le corps a besoin… C'est épuisant et très dur à poursuivre sur le long terme mais il est nécessaire de trouver comment continuer. Moi qui ai toujours adoré les grandes tablées et les repas entre amis après une rando...Le plus difficile a été la vie sociale. Quand vous êtes invité ou que vous recevez, et que vous avez ces nausées qui tombent n'importe quand, le jour comme la nuit, ou cette gorge qui se resserre dès que vous essayez d'avaler... on se sent vite décalé. On a l'impression de "casser l'ambiance" parce qu'on ne peut pas partager le même plaisir que les autres, mais je me suis accroché aux petites victoires. Bizarrement, le seul goût que je retrouvais vraiment, c’était le miel. C’est devenu mon petit rituel, mon "aliment refuge". J'ai surtout fini par comprendre qu'il fallait adapter ma convivialité. Je continuais à m'asseoir à table avec les autres, même si je mangeais très peu ou différemment. L'important, c'était de garder le lien, de rester présent, même si mon assiette n'avait plus la même tête que la leur. On apprend à savourer la présence des amis, à défaut de savourer le plat pour continuer de s’alimenter.
Vidéo 1B : Manger est censé être un plaisir et un moment de détente, pas un combat.
Quand le goût disparaît ou que chaque bouchée devient un effort, l’appétit s'en va très vite.
Le problème, c'est que le corps s'affaiblit, et c'est là qu'on entre dans un cercle vicieux dont il est difficile de
sortir seul. Moi qui ai toujours adoré les grandes tablées et les repas entre amis après une rando...Le plus
difficile a été la vie sociale. Quand vous êtes invité ou que vous recevez, et que vous avez ces nausées qui tombent
n'importe quand, le jour comme la nuit, ou cette gorge qui se resserre dès que vous essayez d'avaler... on se sent
vite décalé. On a l'impression de "casser l'ambiance" parce qu'on ne peut pas partager le même plaisir que les
autres, mais je me suis accroché aux petites victoires. Bizarrement, le seul goût que je retrouvais vraiment,
c’était le miel. C’est devenu mon petit rituel, mon "aliment refuge". J'ai surtout fini par comprendre qu'il fallait
adapter ma convivialité. Je continuais à m'asseoir à table avec les autres, même si je mangeais très peu ou
différemment. L'important, c'était de
garder le lien, de rester présent, même si mon assiette n'avait plus la même tête que la leur.
On apprend à savourer la présence des amis, à défaut de savourer le plat pour continuer de s’alimenter.
Vidéo 2A : Quand on a perdu beaucoup de poids ou qu'on n'a plus d'énergie, s'en remettre à l'expertise des soignants
permet de ne pas porter seul la responsabilité de sa nutrition et de s’assurer que le corps reçoit ce qu’il faut
pour combattre la maladie. Au début, on m’a proposé des compléments hyperprotéinés pour m'aider à garder mes forces.
J’ai essayé, mais je n'y arrivais pas... les versions lactées étaient beaucoup trop lourdes pour moi, c'était un
échec mais j’ai pu discuter avec la diététicienne et trouver d’autres solutions pour ajouter des protéines à mon
alimentation, par exemple en ajoutant des préparations fromagères dans les soupes. J'ai aussi décidé de chercher mes
propres stratégies pour retrouver de l’appétit. J'ai remarqué que les aliments légèrement acides et rafraîchissants
passaient beaucoup mieux. Attention toutefois : frais ne veut pas dire glacé. Le froid intense est souvent mal
toléré pendant le traitement. Par exemple, les kiwis et les pommes passaient très bien et me redonnaient un peu de
fraîcheur. Ma plus grande découverte, ça a été le gingembre confit. Son acidité et son côté piquant m'ont énormément
aidé à supporter les
nausées. C’est devenu mon allié. Ce que j'ai retenu, c'est qu'il ne faut pas avoir peur de faire des essais et de se
faire accompagner. Il n'y a pas de solution miracle, il n'y a que celle qui fonctionne pour vous, à un moment donné.
Le but étant de tout faire pour continuer à s’alimenter.
Vidéo 2B : L'essentiel, vraiment, c'est de s'écouter. Dès qu’on a un petit creux, il faut manger ce
qui nous fait envie et ça sans réserve ! Le challenge c’est de réapprendre à se connaître, en cherchant ses propres
stratégies pour retrouver de l’appétit. J'ai remarqué que les aliments légèrement acides et rafraîchissants
passaient beaucoup mieux. Attention toutefois : frais ne veut pas dire glacé. Le froid intense est souvent mal
toléré pendant le traitement. Par exemple, les kiwis et les pommes passaient très bien et me redonnaient un peu de
fraîcheur. Ma plus grande découverte, ça a été le gingembre confit. Son acidité et son côté piquant m'ont énormément
aidé à supporter les nausées. C’est devenu mon allié.
Côté équipe soignante, on m’a proposé des compléments hyperprotéinés pour m'aider à garder mes forces. J’ai essayé,
mais je n'y arrivais pas... les versions lactées étaient beaucoup trop lourdes pour moi, c'était un échec mais j’ai
pu discuter avec la diététicienne
et trouver d’autres solutions pour ajouter des protéines à mon alimentation, par exemple en ajoutant des
préparations fromagères dans les soupes. Ce que j'ai retenu, c'est qu'il ne faut pas avoir peur de faire des essais
et de se faire accompagner. Il n'y a pas de solution miracle, il n'y a que celle qui fonctionne pour vous, à un
moment donné. Le but étant de tout faire pour continuer à s’alimenter.
Vidéo 3A : C’est vrai que dans mon cas j’avais déjà une alimentation plutôt équilibrée. Alors au
début, j’ai poussé le curseur encore plus loin et j'ai opté pour du "fait maison" uniquement, en évitant les
produits transformés. Mon rythme est devenu : un petit-déjeuner copieux pour l'énergie, et un dîner léger pour ne
pas bousculer mon sommeil. J’étais assez stricte là dessus et ça a peut être été mon erreur. Je me suis mis un peu
trop de pression à ce niveau là. Dans mon assiette, j'ai gardé au maximum : beaucoup de légumes à la vapeur, des
salades, du poisson deux à trois fois par semaine, des fruits, des viandes blanches, des œufs. Je privilégiais les
produits bio quand je pouvais, car leur saveur est plus marquée, ce qui aide quand le goût est un peu émoussé. En
contrepartie, j’ai limité la viande rouge, la charcuterie et les aliments transformés. Mais tout ça, ça ne se met
pas en place du jour au lendemain et il y a des jours où c’est plus difficile que d’autres de garder le rythme et
c’est ça qu’il faut accepter. Au début j’étais plus en forme ça allait et puis avec la fatigue des traitements
c’était plus dur, j’ai reçu de l’aide de ma femme et surtout j’ai appris à me lâcher
la grappe. Il faut accepter que certains jours on a envie de quelque chose de moins “sain” et c’est ok. Il vaut
mieux manger quelque chose que rien du tout car il faut à tout prix éviter de perdre trop de poids !
Vidéo 3B : S’écouter et être réaliste avec soi-même c’est la clé. C’est vrai que dans mon cas j’avais déjà une alimentation plutôt équilibrée. Alors je me suis demandé ce que je pouvais encore améliorer, j'ai opté pour du "fait maison" uniquement, en évitant les produits transformés. Au début j’ai voulu tout changer d’un coup puis j’ai réalisé que pour tenir sur la durée il fallait y aller petit peu par petit peu. Dans mon assiette, j'ai gardé au maximum : beaucoup de légumes à la vapeur, des salades, du poisson deux à trois fois par semaine, des fruits, des viandes blanches, des œufs. Je privilégiais les produits bio quand je pouvais, car leur saveur est plus marquée, ce qui aide quand le goût est un peu émoussé. En contrepartie, j’ai limité la viande rouge, la charcuterie et les aliments transformés. Mon rythme est devenu : un petit-déjeuner copieux pour l'énergie, et un dîner léger pour ne pas bousculer mon sommeil. Mais tout ça ça ne se met pas en place du jour au lendemain et il y a des jours où c’est plus difficile que d’autres de garder le rythme et c’est ça qu’il faut accepter. Au début j’étais plus en forme ça allait et puis avec la fatigue des traitements c’était plus dur, j’ai reçu de l’aide de ma femme et surtout j’ai appris à me lâcher la grappe. Il faut accepter que certains jours on a envie de quelque chose de moins “sain” et c’est ok. Il vaut mieux manger quelque chose que rien du tout car il faut à tout prix éviter de perdre trop de poids !
Conclusion : J’ai longtemps cru que mon corps m’avait trahi, avant de réaliser que mon assiette était, en fait, ma meilleure alliée. Pour reprendre des forces, j’ai dû réapprendre à manger : privilégier le frais, le "fait maison" et les protéines légères, tout en m'éloignant des produits transformés qui nous font du mal. Mais le vrai secret, c’est d’écouter ses envies sans réserve ; contre la dénutrition, le plaisir reste le meilleur remède. Et même si la fatigue s'installe, j'ai découvert qu'il fallait bouger : une simple marche relance la machine, apaise les nausées et redonne de l'appétit. C’est un cercle vertueux. Alors, entourez-vous de professionnels et de vos proches, car garder le lien avec la table, c’est avant tout garder le goût de vivre.


